02 novembre 2006
Gâteau de betteraves
Ayant lu ici et là que la betterave faisait de magnifique gâteau j'ai décidé de me lancer. L'idée peut paraître saugrenue de prime abord, mais dans le fond, on fait du sucre avec la betterave alors pourquoi pas sauter l'étape du raffinage et passer directement au gâteau ? Le résultat est moelleux et d'une couleur incomparable... et qui plus est mes cobayes ont trouvé ça bon !
La recette d'origine est celle d'un gâteau de carotte du livre "the new canadian basics cookbook" de Carol Ferguson. Pour l'occas' elle a connu quelques modifications...
Les ingrédients pour un gâteau de 24 cm de diamètre :
- 1,5 tasse de betteraves crues râpées ( soit 2 petites betteraves crues pour moi)
Les betteraves crues ne courant pas les marchés ( pas assez de demande d'après mon maraîcher), tournez-vous vers les épiceries bio. Et utilisez des gants pour les râper si vous voulez garder des mains en bon état !
NB : comme dans beaucoup de recette, le plus long c'est de râper les betteraves
- 1/2 tasse de noisettes éclatées
- 1 tasse de farine avec levure incorporée
Si vous n'avez que de la farine classique, ajoutez 1 cuillère à thé de levure chimique
- 1/2 cuillère à thé de sel
- 1/2 cuillère à thé de bicarbonate de soude
- 1,5 cuillère à thé de cannelle
- une pincée de noix de muscade
- 2 oeufs
- 1 tasse de vergeoise ( sucre roux sinon)
- 1 sachet de sucre vanillé
- 1/4 de tasse d'huile d'arachide
La recette :
Battez les oeufs jusqu'à ce qu'ils moussent. Ajoutez la vergeoise et le sucre vanillé, battez encore jusqu'à ce que le mélange change de couleur. Ajoutez l'huile et battez encore une dernière fois.
Dans un récipient à part, mélangez tous les ingrédients secs ( farine, sel, bicarbonate de soude, cannelle et muscade). Ajoutez le tout à la préparation oeufs/sucre et mélangez jusqu'à avoir une pâte uniforme.
Ajoutez alors les betteraves et les noisettes et mélangez encore.
Répartissez la pâte dans un moule rond ( 24 cm) légèrement huilé. Enfournez pour 40 min à 180° ( NB : allongez de 5-10 min pour un moule à cake)

26 avril 2006
Tarte briochée aux pralines roses
Après 3 semaines de vacances pré-révisions, me voilà de retour à Paris... J'ai laissé derrière moi la Savoie, mais toute à ma nostalgie, j'avais envi de manger quelque chose avec des pralines dedans toute fondouillées... tarte briochée bien sûr ! Cette idée a été goûtée pour la première fois lors des soirées JJ Rousseau aux Charmettes près de Chambéry ; après avoir visité la maison de Mme de Warens et écouté les acteurs nous conter la vie chambérienne de Rousseau, nous avions eu droit à un goûter avec cette fameuse tarte... Comme beaucoup de femmes, la lecture de Julie ou La nouvelle Héloïse m'a définitivement fâchée avec Rousseau, cependant cette tarte est la preuve que l'oeuvre de cet affreux charlatan philosophe peut aboutir à des choses trés positives ! Je m'excuse d'avance auprès des rousseauistes convaincus qui passeront par là, mais vraiment j'ai une dent contre lui ( pas qu'à cause de son machisme d'ailleurs !). Ceci étant si vous passez par Chambéry cet été, je vous conseille vivement ces soirées ( le même concept pour Lamartine sur un bateau au Lac du Bourget), renseignez-vous à l'Office du tourisme de Chambéry !
Les ingrédients pour une énorme tarte :
Pour la pâte briochée :
- 250 g de farine
- 8 g de levure de boulanger déshydratée ( soit un sachet)
- 1 petite tasse à café de lait tiède
- 3 grosses cuillères à soupe de sucre + 2 cuillères à café
- 100 g de beurre ( demi-sel chez moi ; si beurre nature, ajoutez un peu de sel)
- 2 oeufs
Pour la crème pâtissière rose :
- 1/4 l de lait
- 1 gousse de vanille ( ou extrait de vanille)
- 60 g de sucre
- 2 jaunes d'oeuf
- 30 g de farine
- 30 g de fécule de maïs
- 50 g de pralines roses concassées ( à vos pilons ! Sinon, glissez vos pralines dans un sac congélation et écrasez-le au rouleau à patisserie)
Pour la garniture :
- ben des pralines bien sûr !! 250 g
La recette :
Pour la pâte briochée ( à préparer la veille) :
Mélangez le lait avec 2 cuillères à soupe de sucre et faites tiédir ( entre 10 et 45° pour les perfectionnistes pour ne pas tuer la levure mais l'activer quand même). Délayez la levure dans le lait et attendez 1/2 h pour activation de la levure.
Dans un grand saladier ( la pâte va à peu près tripler de volume...prévoyez large !), mélangez la farine et le sucre, faites un puit et ajoutez les 2 oeufs et la levure. Pétrissez énergiquement jusqu'à obtenir une boule homogène. Ajoutez alors le beurre trés ramolli et pétrissez de nouveau jusqu'à ce que la pâte se décolle de vos doigts ( recette indéniablement pratique puisqu'elle prévoit le nettoyage de mains intégré !).
Placez un lit épais de farine au fond de votre saladier, placez la pâte au dessus, un torchon sur le tout, et oubliez au minimum 2h, idéalement toute une nuit.
Pour la crème pâtissière rose :
Battez énergiquement le sucre et les 2 jaunes jusqu'à ce que le mélange blanchisse et mousse. Ajoutez la farine et la fécule tamisée et une cuillère à soupe du lait. Réservez.
Faites bouillir le lait avec la vanille. Dés qu'il boue, incorporez par tiers successifs au mélange précédent tout en remuant bien.
Replacez la crème à feu moyen sans cesser de remuer. A la reprise de l'ébullition, comptez 20 secondes puis transvaser la crème dans un récipient froid. Incorporez alors les pralines concassées.
Montage et cuisson :
Repétrissez la pâte à brioche, si besoin est ajoutez de la farine ( globalement, il faut toujours avoir de la farine à portée de main quand on boulange). Etalez sur une plaque recouverte de papier sulfurisé. Tartinez de crème pâtissière puis dispersez les pralines entières restantes. Laissez reposer 1h pour que la pâte lève. Dorez éventuellement les bords avec un peu de lait ou un jaune d'oeuf. Enfournez à 200° pour 20 min.
Objectivement, c'est trop bon !.. Presque meilleur que le Saint Genix ( ah la crème patissière...)

09 février 2006
Gratin dauphinois aux pommes tout court
Le gratin dauphinois, j'adore ! Ah ces pommes de terre fondantes... mais au fait...dans pommes de terre, il y a terre, mais il y a aussi pommes ( je sais, ma réflexion est vraiment trés profonde...lol...)... je sens qu'il y a une idée à creuser la-dessous... mais c'est bien sûr ! Un gratin dauphinois aux pommes tout court ! Globalement, j'adore l'idée de prendre un plat salé et d'en faire une version sucrée, et inversement, de prendre un dessert et de le transformer en plat... l'esprit de contradiction sans doute... Enfin bref, ça donne ça :
Les ingrédients :
- des pommes sans la terre
- du sucre
- de la semoule de blé fine ( j'ai mis blé, mais la déclinaison avec de la semoule de maïs doit pas être mal... l'idée c'est juste de lier la sauce pour compenser l'absence d'amidon dans les pommes des arbres...)
- de la cannelle
- du beurre
- de la crème fraîche
- du lait
La recette :
Découpez vos pommes en rondelles... jusque là tout pareil que le cousin salé.
Dans un bol mélangez la même quantité de sucre et de semoule, et ajoutez de la cannelle au goût. La quantité globale de mélange dépend de la quantité de pommes, et plus largement du nombre de mangeurs à table... à vous de voir !
Le montage :
Dans un plat à gratin beurré, mettez une couche de rondelles de pommes, saupoudrez du mélange sucre/semoule/cannelle, disposez des petits morceaux de beurre et des tas de crème fraîche épaisse sur toute la surface.
Recommencez l'opération jusqu'à épuisement des ingrédients ( enfin c'est surtout les pommes qui comptent...).
Rajoutez un tout petit peu de lait ( jusqu'au 1/4 du plat... c'est à dire moins que dans le cousin salé... n'oubliez pas qu'un fruit ça rend pas mal de jus).
Sur la dernière couche de pommes, mettez simplement du sucre avec de la cannelle, et des petits morceaux de beurre ( pour que ça caramélise et que ça fasse comme le grillé...hummm...)
Et hop, au four à 210° pour 45 min ( enfin là aussi la taille du plat et le four jouent...). Donc selon que vous êtes lièvres ou tortues ( notre cas... enfin mon cas et le Chocomaniac subit...), prévoyez de mettre votre plat au four en avance ou au début du repas pour déguster à la sortie du four tout chaud... trop bon !
06 février 2006
Manga blanc
prononcez "mandja blanque"
Ce dessert est transmis de mères en filles depuis... pffff... au moins tout ça ! Ceci étant, je voudrais pas faire ma féministe, mais mes frères sont aussi dépositaires du secret familial ( et vous aussi maintenant d'ailleurs !), preuve que les temps changent et que l'expression "de mères en filles" va bientôt tomber aux oubliettes. Les manga blanc ont donc connu la terre d'Espagne, l'Algérie, puis la France... ça en fait un parcours ! Pour résumer, il s'agit d'une crème réalisée à partir de lait et de fleur de maïs. C'est un dessert qui cumule pas mal d'avantages : il est rapide à faire, économique, on a ( presque) toujours les ingrédients qu'il faut sous la main, il est déclinable en parfum ! Et surtout, il est trop bon !
Ingrédients pour remplir 6 tasses à café :
- 1/2 l de lait
- 4 cuillères à soupe bombées de sucre semoule
- 1 cuillère à soupe de rhum
- 4 cuillères à soupe rases de fleur de maïs
- cannelle en poudre
La recette :
Mettez à bouillir le lait ( en en réservant une petite partie) additionné du sucre et du rhum ; et c'est là que vos goûts entrent en jeu... si vous préférez faire infuser du thé, des épices, ou bien ajouter du chocolat... tout est permis ! Pour ma part, je préfère l'original... ça doit tenir à la nostalgie ça !
Diluez la fleur de maïs dans le lait réservé.
Dés que le lait bout, ajoutez la fleur de maïs en remuant vivement pour bien répartir la préparation. Stoppez le feu sans arrêtez de mélangez jusqu'à épaissisement de la crème ( 1 min ou 2)
Versez dans les tasses à café ( ou petits verres) et saupoudrez de cannelle.
Réservez au frais jusqu'à refroidissement. La crème va se solidifier en refroidissant, mais rien n'empêche de la servir tiède et liquide pour accompagner un gâteau par exemple...

