30 avril 2006
Spaghetti aux queues d'asperges, au speck et au parmesan
Tout commence par un cuit-vapeur un peu trop court pour accueillir mes asperges dans leur intégrité et donc par des coupes franches du côté des queues de ces légumes. Oui mais voilà, j'aime pas jeter, donc mes queues d'asperges, je les récupère consciencieusement et je les garde en prévision de soupe ou de sauce pour pâte. C'est la seconde option qui est ici déclinée.
Les ingrédients pour 2 :
- 2OO g de spaghetti ( ici au piment et à l'ail...un régal !)
- les queues d'asperges de 2 bottes ( soit une quarantaine de queues)
- 4 fines tranches de speck ( jambon cru italien) découpées en petits morceaux ( à vos ciseaux !)
- 50 g de parmesan en copeaux ( à vos économes !)
La recette :
Préparez vos queues d'asperges : coupez les bouts trop durs, épluchez le reste, nettoyez et coupez en petites rondelles.
Dans une cuillère à soupe d'huile d'olive, faites revenir les queues d'asperges pendant 10-15 min. Ajoutez le speck et continuez la cuisson pendant 5 min. Réservez.
Faites cuire vos spaghetti le temps indiqué sur le paquet. Au moment d'égoutter, réservez 125 ml d'eau de cuisson.
A feu moyen, mélangez spaghetti, asperges et speck. Ajoutez les copeaux de parmesan. Répartissez bien puis mouillez avec l'eau de cuisson des pâtes. Laissez cuire jusqu'à évaporation de l'eau. Quelques coups de moulin à poivre et à table !

26 avril 2006
Tarte briochée aux pralines roses
Après 3 semaines de vacances pré-révisions, me voilà de retour à Paris... J'ai laissé derrière moi la Savoie, mais toute à ma nostalgie, j'avais envi de manger quelque chose avec des pralines dedans toute fondouillées... tarte briochée bien sûr ! Cette idée a été goûtée pour la première fois lors des soirées JJ Rousseau aux Charmettes près de Chambéry ; après avoir visité la maison de Mme de Warens et écouté les acteurs nous conter la vie chambérienne de Rousseau, nous avions eu droit à un goûter avec cette fameuse tarte... Comme beaucoup de femmes, la lecture de Julie ou La nouvelle Héloïse m'a définitivement fâchée avec Rousseau, cependant cette tarte est la preuve que l'oeuvre de cet affreux charlatan philosophe peut aboutir à des choses trés positives ! Je m'excuse d'avance auprès des rousseauistes convaincus qui passeront par là, mais vraiment j'ai une dent contre lui ( pas qu'à cause de son machisme d'ailleurs !). Ceci étant si vous passez par Chambéry cet été, je vous conseille vivement ces soirées ( le même concept pour Lamartine sur un bateau au Lac du Bourget), renseignez-vous à l'Office du tourisme de Chambéry !
Les ingrédients pour une énorme tarte :
Pour la pâte briochée :
- 250 g de farine
- 8 g de levure de boulanger déshydratée ( soit un sachet)
- 1 petite tasse à café de lait tiède
- 3 grosses cuillères à soupe de sucre + 2 cuillères à café
- 100 g de beurre ( demi-sel chez moi ; si beurre nature, ajoutez un peu de sel)
- 2 oeufs
Pour la crème pâtissière rose :
- 1/4 l de lait
- 1 gousse de vanille ( ou extrait de vanille)
- 60 g de sucre
- 2 jaunes d'oeuf
- 30 g de farine
- 30 g de fécule de maïs
- 50 g de pralines roses concassées ( à vos pilons ! Sinon, glissez vos pralines dans un sac congélation et écrasez-le au rouleau à patisserie)
Pour la garniture :
- ben des pralines bien sûr !! 250 g
La recette :
Pour la pâte briochée ( à préparer la veille) :
Mélangez le lait avec 2 cuillères à soupe de sucre et faites tiédir ( entre 10 et 45° pour les perfectionnistes pour ne pas tuer la levure mais l'activer quand même). Délayez la levure dans le lait et attendez 1/2 h pour activation de la levure.
Dans un grand saladier ( la pâte va à peu près tripler de volume...prévoyez large !), mélangez la farine et le sucre, faites un puit et ajoutez les 2 oeufs et la levure. Pétrissez énergiquement jusqu'à obtenir une boule homogène. Ajoutez alors le beurre trés ramolli et pétrissez de nouveau jusqu'à ce que la pâte se décolle de vos doigts ( recette indéniablement pratique puisqu'elle prévoit le nettoyage de mains intégré !).
Placez un lit épais de farine au fond de votre saladier, placez la pâte au dessus, un torchon sur le tout, et oubliez au minimum 2h, idéalement toute une nuit.
Pour la crème pâtissière rose :
Battez énergiquement le sucre et les 2 jaunes jusqu'à ce que le mélange blanchisse et mousse. Ajoutez la farine et la fécule tamisée et une cuillère à soupe du lait. Réservez.
Faites bouillir le lait avec la vanille. Dés qu'il boue, incorporez par tiers successifs au mélange précédent tout en remuant bien.
Replacez la crème à feu moyen sans cesser de remuer. A la reprise de l'ébullition, comptez 20 secondes puis transvaser la crème dans un récipient froid. Incorporez alors les pralines concassées.
Montage et cuisson :
Repétrissez la pâte à brioche, si besoin est ajoutez de la farine ( globalement, il faut toujours avoir de la farine à portée de main quand on boulange). Etalez sur une plaque recouverte de papier sulfurisé. Tartinez de crème pâtissière puis dispersez les pralines entières restantes. Laissez reposer 1h pour que la pâte lève. Dorez éventuellement les bords avec un peu de lait ou un jaune d'oeuf. Enfournez à 200° pour 20 min.
Objectivement, c'est trop bon !.. Presque meilleur que le Saint Genix ( ah la crème patissière...)

04 avril 2006
Courgettes farcies à la fondue au beaufort ( à moins que ça ne soit du beaufort en coque de courgettes ?)
Les vacances approchent à grands pas ( pas assez vite malgré tout !) et je vais donc pouvoir ravitailler mon congèl' en beaufort ( vous avez bien lu congèl'... pour les explications allez voir par là)... De fait, j'ai eu le droit de finir le morceau qu'il nous restait et comme j'avais des courgettes à farcir, ça a donné ça...
Les ingrédients pour 2 :
- 6 courgettes rondes
- 300 g de beaufort d'hiver ( plus doux que la version été et mieux adapté à cette recette... qui plus est beaucoup moins cher !) détaillé en lichettes ( = lamelles qu'on voit à travers... trés trés trés fines quoi !)
- 1 gousse d'ail
- noix de muscade et poivre
La recette :
Découpez les chapeaux des courgettes et évidez les, idéalement avec une cuillère parisienne et sinon ( mon cas) comme vous pouvez avec un économe ! Réservez vos "coques" de courgettes, et émincez en petits morceaux la chair, ainsi que la gousse d'ail.
Dans une casserole anti-adhérente, sans matière grasse ( vous inquiétez pas, la recette ne sera pas light du tout...), faites fondre à feu doux la chair de courgettes et la gousse d'ail. Quand l'eau des courgettes s'est presque intégralement évaporée ( 20 min chez moi), armez-vous d'un mixer plongeant et écrasez tout ça.
Toujours à feu doux, ajoutez progressivement les lamelles de beaufort sans cessez de remuer ( comme pour une fondue savoyarde). Quand tout le fromage est fondu, ajoutez un peu de noix de muscade et du poivre ( pas la peine de salé, le sel du fromage suffit). Versez dans les courgettes, remettez les petits chapeaux, et laissez cuire au four à 180° pendant 30 min. Vraiment trop bon !

02 avril 2006
Maki-sushis aux framboises
Maki-sushis dans la forme certes, mais sur le fond, ça reste du bête riz au lait et au thé... Comme quoi, un petit détail de présentation peut renouveler une recette. Ceci étant, je n'ai jamais fait de sushis, les vrais, et l'inspiration de cette recette est due à Cléa, la spécialiste du Japon de la blogosphère culinaire... Pour le montage des sushis je vous conseille donc d'aller faire un tour par là.
A part ça, premier essai de riz au lait au thé, et le goût est sympa ; ça ressemble au thé à l'indienne ( = thé infusé directement dans le lait et trés sucré). Pour le choix des fruits, j'ai utilisé ici des brisures de framboises parce que j'en avais au congèl', mais je vous conseille plutôt un fruit plus "dur" ( kiwi, mangue etc) découpé en lamelles longues ; au moment du service, les framboises avaient tendance à "baver" dans l'assiette... pas trés chic !
Les ingrédients pour 6 ( 2 rouleaux) :
- 200 g de riz rond pour dessert
- 1l de lait
- 125 g de sucre roux
- 2 sachets de thé darjeeling
- 2 feuilles d'hostie ; on l'appelle aussi feuille de pain azyme ; pour la trouver direction l'épicerie casher la plus proche de chez vous
- fruits tranchés en lamelles, ici brisures de framboises
La recette :
Mettez le lait à bouillir avec le sucre et les sachets de thé. Quand le mélange boue, ajoutez le riz, baissez le feu ( ne partez pas tant que votre lait menace d'attaquer sournoisement votre cuisinière !!). Laissez cuire à tout petit feu ( léger bouillon) pendant à peu près 30 min. Enlevez le thé et laissez refroidir.
Pour le montage ( allez voir le blog de Cléa si je ne suis pas assez claire) : superposez, une feuille d'alu, puis une feuille d'hostie. Le petit côté doit être face à vous. Sur la feuille d'hostie, étalez la moitié du riz en laissant 1/2 cm sur les côtés et 2 cm en fin de feuilles. Sur la partie proche de vous, mettez une ligne de fruits. Puis enroulez le tout bien serrez en vous aidant de la feuille d'alu. En fin de roulage, collez bien l'extrémité de l'hostie pour fermer le rouleau. Enroulez dans du cellophane et réservez au frais minimum 1h.
Reprenant le petit secret révélé par Cléa, j'ai coupé les sushis avec un couteau à dents humidifié... efficace pour ne pas massacrer la forme !

